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Le dragon japonais : Mythologie, légendes, types et symbolisme

Les fantômes, les démons et les esprits sont les créatures les plus populaires au Japon. Ils sont pourtant loin d’être les seules entités présentes dans la mythologie japonaise. L’une d’elles est le dragon japonais, qui vit traditionnellement dans l’eau et se transforme en homme, sinon en une belle femme.

Bien que les dragons puissent également être des créatures mythiques emblématiques, peu de gens sont conscients de leur rôle dans les légendes classiques du Japon. Une idée fausse courante concernant les dragons est qu’ils sont tous exactement les mêmes dans l’ensemble de l’Asie. Cette affirmation peut être vraie dans une certaine mesure. Pourtant chaque pays d’Asie possède son propre type de dragon.

Les dragons japonais et leur appartenance à la mythologie japonaise

La mythologie japonaise utilise les croyances shinto, bouddhistes et folkloriques pour son histoire de la Création et ses légendes successives. Lors de la création de l’univers, on pense que plusieurs divinités ont également vu le jour et ont été collectivement appelées kotoamatsukami.

Après la formation du ciel et de la terre, sept générations de dieux (individuellement connues sous le nom de kami) ont émergé et ont été considérées comme kamiyonanayo ou l’âge des sept générations des dieux. Selon le mythe de la création japonaise, le kamiyonanayo se composait de douze dieux, dont deux servaient de kamis individuels initiaux connus sous le nom de hitorigami. Les dix autres émergeaient en tant que couples homme-femme, frères et sœurs ou couples mariés.

De ces divinités, de nombreux autres dieux et déesses sont nés, ainsi que diverses créatures qui ont servi de gardiens, de messagers, de guerriers et d’ennemis. Les dragons japonais étaient uniques en ce sens qu’ils servaient de dieux de l’eau qui gouvernaient les océans, combattaient avec d’autres dieux, se transformaient en humains ou vice versa. On croyait également qu’ils incarnaient la sagesse, le succès et la force.

Les dragons japonais servaient les dieux de l'eau qui gouvernaient les océans.
Les dragons japonais servaient les dieux de l’eau qui gouvernaient les océans.

Dragons japonais célèbres : Noms, significations et histoires

Certaines des premières apparitions de dragons dans la mythologie japonaise ont eu lieu dans le Kojiki (680 après J.C.) et Nihongi (720 après J.C.). Le Kojiki, également connu sous le nom de Chroniques des faits anciens ou Furukotofumi, est un recueil de divers mythes liés aux quatre îles d’origine du Japon. Le Nihongi, également appelé Nihon Shoki ou Chroniques du Japon, sert de document historique existant plus détaillé et élaboré par le Kojiki.

Dans les deux documents, les divinités de l’eau en forme de serpents ou de dragons sont mentionnées à plusieurs reprises de nombreuses manières. Ces créatures sont considérées comme des dragons indigènes du Japon, les plus populaires étant Yamata no Orochi, Watatsumi (Ryujin), Toyatama-hime, Mizuchi et Kiyohime.

Kojiki : Chronique des faits anciens

Kojiki : Chronique des Faits Anciens

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Le Kojiki, ou Chroniques des Faits Anciens, est une collection bigarrée d’histoires, de contes et de légendes éparpillées dans le Japon ancien. Du Chaos originaire, en ligne droite et sans solution de continuité, le Kojiki contient tout depuis l’origine du Monde – y compris le récit des circonstances de sa propre rédaction. Pierre Vinclair, vous propose dans cette œuvre fondatrice une reprise qui, enrichie des interprétations calligraphiques de Yakako Matsui, lui rend son impossible actualité.

Broché – 240 pages – En français

Yamata no Orochi (八 岐 大蛇) : Le dragon japonais géant à huit têtes

Yamata no Orochi, ou simplement Orochi, était un dragon à huit têtes et huit queues qui, chaque année, dévorait l’une des filles des kunitsukami, deux dieux terrestres. La légende commence par raconter comment Susanoo, le dieu Shinto de la mer et des tempêtes, a été expulsé du ciel à cause de ses supercheries envers Amaterasu, sa sœur et la déesse du soleil.

Près de la rivière Hi (actuellement appelée Hii) dans la province d’Izumo, Susanoo rencontra les kunitsukami. Ces derniers pleuraient sur la façon dont ils devaient abandonner une fille chaque année pendant sept ans pour plaire au dragon Orochi et qu’ils auraient bientôt à sacrifier leur dernière fille, Kushi-nada-hime.

Susanoo a offert son aide pour sauver Kushi-nada-hime en échange de sa main en mariage. Les kunitsukami acceptèrent et Susanoo transforma leur fille en peigne juste devant leurs yeux. Puis il la mit dans ses cheveux et dit aux kunitsukami de préparer huit bacs de saké raffiné huit fois.

Quand Orochi apparut, Susanoo vit que le dragon avait les yeux rouges, huit queues, huit têtes, ainsi que de la mousse, des cèdres et des cyprès poussant sur son dos. Sur son ventre coulaient des rivières de sang entre ses chairs. La taille du dragon s’étendait sur huit vallées et huit collines alors qu’il avançait en rampant vers les kunitsukami.

En atteignant les bacs, le dragon Orochi but tout le saké. Finalement ivre et affaibli, il succomba aux coups donnés par Susanoo avec son épée gigantesque Totsuka-no-tsurugi. Dans l’une des queues du dragon, Susanoo découvrit une épée qu’il nomma Kusanagi-no-Tsurugi qu’il offrit plus tard à Amaterasu. Cette épée est aussi légendaire au Japon qu’Excalibur en Occident. L’épée, ainsi qu’un miroir (Yata no Kagami) et un bijou (Yasakani no Magatama), sont considérés comme les regalia impériales du Japon.

Susanoo terrassant le dragon à huit têtes Yamata no Orochi, par YamaOrce.

Watatsumi (海神) / Ryujin : Le dragon japonais dieu de la mer

Watatsumi, ou Ryujin, était un dieu de l’eau légendaire et un dragon japonais dans la mythologie japonaise. Un autre nom pour le dragon était Owatatsumi no kami, qui signifie « le grand dieu de la mer ».

Selon la mythologie japonaise, le dragon Ryujin vivait dans l’océan dans un palais connu sous le nom de Ryugu-jo. On pense qu’il servait de gardien de la religion shintoïste et qu’il accueillerait les humains dans son royaume s’ils se noyaient dans la mer. Lui et ses nombreuses filles ont de fréquentes apparitions dans diverses légendes.

Représentation du dragon Ryujin, le dieu de la mer japonais.
Représentation du dragon Ryujin, le dieu de la mer japonais.

Une histoire dans le Kojiki raconte comme un homme nommé Hoori a perdu l’hameçon de son frère dans la mer. En le recherchant, il a rencontré Otohime, l’une des filles du dragon Ryujin. Hoori et la déesse dragon se sont mariés et vécurent à Ryugu-jo.

Au bout de trois ans, Hoori a commencé à avoir le mal du pays et a de nouveau voulu vivre sur terre. Mais il craignait de faire face à son frère sans son hameçon. Le dragon Ryujin a confronté Hoori à propos de ce qui le dérangeait. En entendant ses inquiétudes, le dieu de l’eau a convoqué tous les poissons de la mer pour demander si l’un d’eux avait vu l’hameçon. Heureusement, l’un des poissons avait trouvé l’hameçon et l’avait coincé dans la gorge. Il a été retiré, lavé et donné à Hoori. Ryujin a ensuite demandé à Hoori d’emmener Otohime avec lui sur la terre en utilisant un wani, un autre dragon mythique décrit comme un monstre marin.

Dans le Nihongi, le dragon Ryujin fait également une apparition à travers les contes de l’empereur Keiko et de l’empereur Jimmu. Selon les textes, l’armée de l’empereur Keiko a traversé des eaux difficiles alors qu’il traversait la terre entre la province de Sagami et la province de Kazusa. Cette calamité était associée au dragon Ryujin, qui devait se voir offrir des sacrifices humains pour être apaisé.

Ryujin est cité dans l’histoire de l’empereur Jimmu, le premier empereur du Japon, en raison de sa prétention d’être un descendant de Toyotama-hime, la fille de la princesse dragon Otohime et de Hoori.

Toyotama-hime (豊 玉 姫) : La princesse dragon aux perles lumineuses

Toyotama-hime, comme mentionné précédemment, était une descendante du dragon Ryujin. Elle est également appelée Joyau Lumineux et apparaît dans plusieurs légendes japonaises. Dans ces contes, Toyotama-hime n’est pas présentée comme la fille d’Otohime et Hoori. À la place, elle assume le rôle d’Otohime elle-même.

Toyotama-hime, alias Otohime, fille de Ryujin, par Ryujins.
Toyotama-hime, alias Otohime, fille de Ryujin, par Ryujins.

En outre, le dragon Ryujin reconnaît que Hoori est un descendant d’un autre dieu et organise rapidement un banquet en son honneur. Les mêmes événements où Otohime et Hoori se marient, vivent à Ryugu-jo pendant trois ans et retournent ensuite sur terre restent identiques. Mais leur vie sur terre est racontée plus en détail.

Ainsi, à l’annonce de la grossesse, Hoori construisit à Toyotama-hime une hutte où elle pourrait accoucher. La déesse dragon a demandé à son mari de ne pas assister à la naissance de leur fils, Ugayafukiaezu, mais la curiosité de Hoori l’a conduit malgré tout à espionner sa femme.

Étonnamment, au lieu de voir Toyotama-hime, Hoori vit un wani ressemblant à un crocodile berçant son fils. Apparemment, la transformation en wani était nécessaire pour que Toyotama-hime accouche et elle ne voulait pas que son mari la voie dans cet état.

Toyotama-hime a surpris Hoori en train de l’espionner et s’est sentie trahie. Ne pouvant pardonner à son mari, elle décida de le quitter lui ainsi que leur fils pour retourner à Ryugo-jo. Elle a ensuite envoyé sa sœur, Tamayori, à Hoori pour l’aider à élever Ugayafukiaezu.

Tamayori et Ugayafukiaezu finirent par se marier et donner naissance à un fils, Jimmu, le premier empereur du Japon.

Mizuchi (蛟 ou 虯) – Le dragon aux quatre pattes ou le dragon sans corne

Mizuchi était un dragon d’eau qui habitait dans la rivière Kawashima et tuait les voyageurs de passage en crachant du venin. Agatamori, un ancêtre du clan de Kasa no omi, est allé à la rivière et a proposé un défi au dragon Mizuchi.

Agatamori a jeté trois gourdes dans le bassin de la rivière qui restèrent à flot à la surface de l’eau. Il dit à Mizuchi de faire couler les gourdes, sinon il devrait le tuer. Le dragon s’est transformé en cerf pour essayer de couler les gourdes, mais n’a finalement pas réussi à relever le défi. Ainsi, Agamatori a tué le dragon ainsi que les autres dragons d’eau au fond de la rivière.

Selon la légende, la rivière est devenue rouge à cause de tous les dragons qu’Agatamori avait tués. La rivière fut depuis lors appelée la piscine d’Agatamori.

Kiyohime (清 姫) – La princesse de la pureté devenue dragon

On pensait que Kiyohime, ou simplement Kiyo, était la fille d’un propriétaire terrien ou d’un chef de village connu sous le nom de Shoji. Leur famille était assez riche et était chargée de recevoir et de loger les prêtres itinérants.

L’histoire de Kiyohime raconte comment un beau prêtre appelé Anchin est tombé amoureux d’elle mais a finalement combattu ses pulsions et a décidé de ne pas la revoir. Ce brusque changement d’attitude n’a pas bien été accueilli par Kiyohime qui s’en est pris au prêtre avec rage.

Les deux se sont croisés à la rivière Hidaka, où Anchin demandait de l’aide pour traverser la rivière à un batelier. Il avertit également le batelier de ne pas permettre à Kiyohime de monter sur un bateau afin qu’il puisse s’échapper.

En réalisant le plan d’Anchin, Kiyohime sauta dans la rivière Hidaka et commença à nager vers son bateau. Pendant qu’elle nageait, son immense rage la transforma en un grand dragon.

Anchin couru jusqu’à un temple appelé Dojo-ji afin de trouver aide et protection. Les prêtres du temple le cachèrent sous une cloche mais Kiyohime le trouva grâce à son odeur. Elle s’enroula autour de la cloche et frappa dessus bruyamment en utilisant sa queue plusieurs fois. Ensuite, elle cracha un feu si puissant que la cloche fondit et finit par tuer Anchin.

Kiyohime dans le jeu pour mobile Fate/Grand Order.
Kiyohime dans le jeu pour mobile Fate/Grand Order.

Les principaux types de dragons de la culture japonaise

Dans la culture japonaise, on distingue plusieurs types de dragons :

  • Le dragon Han-Riu, avec neuf rayures colorées différentes sur tout le corps, est l’un des plus grands dragons avec des longueurs allant jusqu’à douze mètres.
  • Le dragon Kai-Riu est un magnifique dragon de couleur écarlate, d’un rouge ardent. Il est généralement plus petit que les autres mesurant seulement 2 mètres de long.
  • Le dragon Sui-Riu, le roi de tous les dragons, contrôle la pluie et lorsqu’il souffre provoque une pluie rouge, colorée par son sang.
  • Le dragon Ri-Riu est connu pour être une race très rare et difficile à trouver. On sait peu de choses à ce sujet, mais il possède une vue incroyable portant à plus de 160 kilomètres.
  • Le dragon Hai-Riyo, décrit comme un oiseau dragon, est l’une des formes les plus avancées de dragons. Il a évolué hors de la mythologie chinoise.
  • Le dragon Fuku-Riu est le dragon le plus apprécié de tous, réputé pour sa bonne fortune. Il est souvent représenté regardant vers le ciel ou s’élevant vers le haut en signe de succès.
  • Le dragon Seiryu, ou dragon azur de l’Est, est associé au printemps et au bois. Le dragon Azur est l’un des quatre esprits gardiens des villes. Il apporte sa protection notamment à la ville de Kyoto à l’est. Le dragon azur y est représenté dans le temple Kiyomizu.
Une représentation du dragon japonais Seiryu, le dragon azur.
Une représentation du dragon japonais Seiryu, le dragon azur.

Dragons et art japonais : symbolique

Lorsqu’il s’agit d’art japonais, ou du moins d’inspiration japonaise, l’utilisation de dragons est assez courante. Au fil du temps et d’innombrables légendes, les dragons japonais sont devenus l’emblème de nombreux concepts tels que la force, la sagesse, la prospérité, la longévité et la chance.

La façon dont un dragon est représenté dans une conception, qu’il s’agisse d’un dessin, une peinture, une sculpture, un tatouage, un vêtement, ou encore un bijou, contribue grandement à la signification du concept global. Certaines variantes incluent :

  • Ouroboros : symbolise le cycle de la vie
  • Un dragon endormi : symbolise une puissance ou une force cachée qui sort en cas de besoin
  • Un dragon gothique : symbolise les instincts primaires de l’homme, c’est-à-dire l’intrépidité
  • Un dragon tribal : symbolise un lien profond avec la culture de la tribu d’où le dessin est originaire
  • Un dragon qui l’élève vers le ciel : symbolise le progrès et l’ascension
  • Un dragon Yin Yang : symbolise le bon équilibre des forces
  • Un dragon et un serpent : symbolise les idées contradictoires de la superstition et de la science
  • Un dragon et un tigre : symbolise l’importance d’avoir un cerveau plutôt que des muscles
  • Une griffe de dragon : symbolise l’intrépidité et la puissance
  • Un crâne de dragon : symbolise la difficulté à surmonter les choses
  • Un dragon et une lune : symbolise la connexion entre le subconscient et la nature
  • Un dragon enflammé : symbolise la passion, le pouvoir et les désirs sexuels
La façon de représenter un dragon au Japon peut avoir plusieurs significations. Ici le dragon et la lune symbolisent la connexion entre le subconscient et la nature (par Kayomi Harai).
Ici le dragon et la lune symbolisent la connexion entre le subconscient et la nature (par Kayomi Harai).

Différences entre dragons japonais et dragons chinois

Comme mentionné précédemment, beaucoup de gens pensent que les dragons sont tous les mêmes. De plus, les dragons sont plus souvent associés à la mythologie chinoise qu’à la mythologie japonaise. C’est assez compréhensible car de nombreuses pratiques et traditions culturelles japonaises sont influencées d’une manière ou d’une autre par les croyances chinoises.

Cependant, il existe en réalité quelques différences entre les dragons du Japon et de la Chine. En termes de corps et d’apparence, les dragons japonais sont généralement décrits comme ayant trois orteils par patte, tandis que les dragons chinois en ont quatre ou cinq. Par ailleurs, les dragons japonais ressemblent davantage à des serpents et ont un physique beaucoup plus élancé.

En ce qui concerne la façon dont ils sont représentés dans les légendes, les dragons chinois se voient généralement attribuer des rôles bienveillants, alors que de nombreux dragons japonais sont considérés comme des créatures mauvaises, comme les dragons occidentaux. La mythologie chinoise met l’accent sur l’association des dragons avec les plans d’eau et les considèrent comme des vecteurs de pluie pour l’agriculture. La mythologie japonaise, en revanche, utilise souvent des dragons pour créer des scénarios qui mettent davantage l’accent sur les divinités héroïques.

Il est à noter, toutefois, que les frontières entre ce qui fait un dragon japonais ou chinois ne sont pas particulièrement figées. Dans certaines histoires, les dragons chinois ont été décrits comme ressemblant à des dragons japonais. De plus, leurs rôles de dragons dans les histoires ne se limitent pas auxdits stéréotypes pour la mythologie de chaque pays.

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